Auteurs : Antonello Dalena (dessin), Stéphane Lapuss’
Il est des albums qui, dès la couverture, me promettent une évasion immédiate. Avec Dina et le millimonde, les éditions Dupuis confirment leur savoir-faire en matière de BD jeunesse de haute volée. Entre quête familiale et merveilleux miniature, ce premier tome pose les bases d’une épopée rafraîchissante qui a su me charmer autant par son rythme que par sa sensibilité.
Un équilibre entre deuil et évasion
L’histoire débute pourtant sur une note délicate : l’absence. Voilà un an que le père de Dina a disparu. Si j’ai ressenti une mélancolie palpable dans les premières pages, j’ai été bluffé par la manière dont le récit bascule avec brio dès que Dina franchit le seuil du « Millimonde ». L’équilibre est ici parfaitement maîtrisé : la tristesse initiale ne pèse jamais sur le rythme. Au contraire, j’ai suivi avec plaisir une aventure dynamique où les rebondissements s’enchaînent, transformant une quête personnelle en une exploration fantastique pleine de vie.
Un parfum de nostalgie réconfortant
En parcourant les planches, j’y ai retrouvé un peu des Minipouss, ce dessin animé qui a bercé mon enfance, et je dois dire que cela m’a fait beaucoup de bien. Antonello Dalena, avec son trait rond et expressif hérité de l’école Disney/Pixar, donne vie à cet univers miniature avec une générosité incroyable. Ses décors, où un simple brin d’herbe devient une forêt majestueuse, ont réveillé mon imaginaire. Le dessin n’est pas seulement beau, il est rassurant et d’une lisibilité exemplaire, même pour les plus jeunes.
Une lecture à partager en famille
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la capacité de cet album à fédérer. C’est typiquement l’ouvrage qui va « tourner » à la maison. Drôle, trépidant et visuellement irréprochable, c’est pour moi un exemple de ce que la bande dessinée jeunesse peut offrir de mieux : une porte d’entrée vers l’imaginaire qui n’oublie jamais de traiter ses thèmes avec intelligence.
Conclusion
En résumé, ce premier tome est une réussite totale. J’en suis ressorti avec le sourire et une envie pressante de découvrir la suite. Si vous cherchez une lecture qui saura réconcilier toutes les générations, ne cherchez plus : Dina vous attend dans les hautes herbes.
Le mot de l’éditeur – Dupuis:
Être ado, c’est se sentir GRAND. Sauf si une vieille malédiction moisie vous a réduit à une taille de 5 mm ! Piégée dans un village de lilliputiens réfugiés dans le grenier de sa grand-mère, la jeune Dina va ainsi affronter chat et insectes devenus géants, intenses luttes de pouvoir et même un secret pâtissier ! Entre action et humour, bienvenue dans la plus mini des grandes aventures !













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