Auteur : Juliette Brocal (dessin et scénario)
Suivie pas à pas sur les réseaux sociaux puis portée par un engouement massif lors de sa campagne Ulule, l’arrivée en librairie de La Langue des vipères avait tout du rendez-vous à ne pas manquer. Premier album d’une jeune autrice que je ne connaissais pas du tout, Juliette Brocal, ce titre m’intriguait autant qu’il me tentait. Après plus d’un mois à patienter sagement au sommet de ma pile à lire, je me suis enfin décidé à me plonger dedans… Et quel plaisir ! C’est un immense coup de cœur qui vient marquer mon année 2026.
Une immersion visuelle qui m’a immédiatement charmé
Dès les premières pages, j’ai été totalement conquis par le travail graphique de Juliette Brocal. L’autrice déploie une identité visuelle affirmée et d’une générosité remarquable sur les 248 pages que compte l’ouvrage. Le trait est vibrant, la mise en scène fluide, et le soin apporté aux détails insuffle une atmosphère médiévale fascinante à l’abbaye de Réol. On ressent une maîtrise impressionnante pour un premier album : j’ai été émerveillé par la beauté de chaque planche qui capte le regard du début à la fin.
Une intrigue solide et un fantastique subtilement dosé
Au-delà de la claque visuelle, le scénario s’avère d’une solidité exemplaire. Je me suis laissé complètement embarquer dans cette histoire aux côtés de Iodis, fille illégitime plongée dans les rivalités monastiques et confrontée à la mystérieuse Halcyon. Le récit ne souffre d’aucun temps mort : l’autrice a su me tenir en haleine de la première à la dernière page sans que je m’ennuie une seule minute. J’ai particulièrement apprécié la touche fantastique : elle est subtilement parsemée tout au long de l’album, très bien dosée, ce qui enrichit l’intrigue sans jamais l’alourdir.
La naissance d’une autrice à suivre de très près
Réussir à maintenir un rythme aussi captivant sur un pavé de près de 250 pages relevait du défi pour une première œuvre, et Juliette Brocal le relève haut la main. En refermant le livre, j’ai eu le sentiment privilégié d’assister à la naissance d’un grand talent de la bande dessinée. Toute la curiosité suscitée par la création de l’album sur Instagram et Ulule était amplement méritée, et la lecture a surpassé mes espérances.
Conclusion
La Langue des vipères est pour moi une œuvre aboutie, envoûtante et maîtrisée de bout en bout. Entre un univers visuel somptueux, une tension constante et un fantastique empreint de finesse, Juliette Brocal signe l’un de mes plus grands coups de cœur de 2026. Je ne peux que vous recommander chaleureusement de vous plonger dans ce roman graphique d’exception ! Jupiter à bord du Cygne Noir est une aventure spatiale que vous n’êtes pas près d’oublier.
Le mot de l’éditeur – Rue de Sèvres:
Fille illégitime d’un important prélat, Iodis a grandi à l’abbaye de Réol aux côtés de jeunes nobles mieux nés. Elle y étudie la Langue, une magie liturgique répondant par des visions aux questions de ceux qui la maîtrisent. Espérant échapper à la vie monastique en étant choisie comme Doctorante, Iodis trouve une rivale déterminée en la personne d’Halcyon de Monterréol, une nouvelle venue à qui tout semble réussir et dont les manières fuyantes lui semblent aussitôt suspectes. Lorsqu’un précieux tableau et le moine qui le peignait disparaissent en laissant derrière eux les traces d’une violente altercation, Iodis n’a plus de doute : Halcyon sait quelque chose et cache un secret qui pourrait compromettre l’abbaye tout entière.












Laisser un commentaire